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L’air

mardi 2 mai 2006, par Daniel Giaccone

Pour Anaximène, opposé à Thalès, tout provient de l’air (pneuma) raréfié et condensé ; dilaté l’air devient feu, comprimé, il devient vent, produit des nuages donnant l’eau qui comprimée donne la terre qui, condensée, devient pierre. Empédocle juge fondamentaux trois autres éléments : feu, eau, terre.

Philosophes et alchimistes transmettent la théorie des quatre éléments (tetrasomia) jusqu’au XVIII° siècle, mais Van Helmont considère qu’il existe plusieurs espèces de « fluides élastiques », ou gaz (flamand ghoast ). La science des gaz ou « pneumatique » se développe au XVII° siècle avec Torricelli, Pascal, von Guericke, Boyle, Mariotte.... L’air est un fluide subtil aux corpuscules divers qui pénétrent les pores des solides sans « se coaguler » avec eux et en ressortent inchangés. Au milieu du XVIII° siècle, Buffon avoue son ignorance des parties constituantes élémentaires des corps, semblables entre elles mais de forme inconnue. Stephen Hales mène 124 expériences montrant la variabilité des propriétés physiologiques de l’air, qui obéit toujours à la loi de Boyle-Mariotte, existant sous deux formes : « élastique » et « fixe ». En 1753 Joseph Black démontre que l’air fixe de Hales n’a pas les mêmes propriétés que l’ordinaire et s’identifie au « gaz Silvestris » de Van Helmont (dioxyde de carbone), libéré par fermentation. Scheele et Priestley préparant avant Lavoisier l’« air du feu » pensent à une combinaison de phlogistique et d’eau. Préparant l’oxygène par calcination de l’oxyde de mercure, Priestley croit isoler l’air « déphlogistiqué » (protoxyde d’azote), tandis que l’air « phlogistiqué » (notre azote), dégagé par combustion, ne peut entretenir le feu. Lavoisier nomme oxygène le « déphlogistiqué », pensant qu’il constitue les acides. Lorsque Cavendish isole l’hydrogène, il croit identifier le phlogistique.

Pour Scheele l’air n’est pas simple mais contient deux gaz, sa composition exacte étant établie au début du XX° siècle, avec la découverte des gaz rares en quantités infimes.

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